bilan énergie

Résumés d'études étrangères

Dessin de PESSIN dans La Recherche n°257 avril 1997

27 novembre

L'un de nos adhérents nous fait connaître une publication récente de la Revue médicale du sommeil.

Vous trouverez ci-dessous son résumé (en anglais) suivi de la traduction

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23477947

Sleep Med Rev. 2013 Aug;17(4):285-92. doi: 10.1016/j.smrv.2012.10.001. Epub 2013 Mar 7.

The impact of daylight saving time on sleep and related behaviours.

Harrison Y.

School of Natural Sciences and Psychology, Liverpool John Moores University, Tom Reilly Building, Liverpool L3 3AF, UK. y.harrison@ljmu.ac.uk

Abstract

Daylight saving time is currently adopted in over 70 countries and imposes a twice yearly 1 h change in local clock time. Relative ease in adjustment of sleep patterns is assumed by the general population but this review suggests that the scientific data challenge a popular understanding of the clock change periods. The start of daylight saving time in the spring is thought to lead to the relatively inconsequential loss of 1 h of sleep on the night of the transition, but data suggests that increased sleep fragmentation and sleep latency present a cumulative effect of sleep loss, at least across the following week, perhaps longer. The autumn transition is often popularised as a gain of 1 h of sleep but there is little evidence of extra sleep on that night. The cumulative effect of five consecutive days of earlier rise times following the autumn change again suggests a net loss of sleep across the week. Indirect evidence of an increase in traffic accident rates, and change in health and regulatory behaviours which may be related to sleep disruption suggest that adjustment to daylight saving time is neither immediate nor without consequence.

 **

Sommeil Med Rev 2013 août, 17 (4) :285-92. doi: 10.1016/j.smrv.2012.10.001. Epub 2013 le 7 mars.

L'impact de l'heure d'été sur le sommeil et les comportements connexes.

Harrison Y .

École des sciences naturelles et de psychologie, Université de Liverpool John Moores, Tom Reilly bâtiment, Liverpool L3 3AF, Royaume-Uni. y.harrison @ ljmu.ac.uk

Résumé

L'heure d'été est actuellement adoptée dans plus de 70 pays et impose un changement d’une heure deux fois par an aux horloges locales. La relative facilité de l'ajustement du sommeil est assumée en général par la population, mais notre étude suggère que les données scientifiques contestent la compréhension populaire des périodes de changement d'heure. Le début de l'heure d'été au printemps est censé conduire à la perte d’une heure de sommeil dans la nuit de la transition, mais les données semblent indiquer que cette fragmentation du sommeil et de la latence du sommeil présentent un effet cumulatif pour la perte de sommeil, au moins dans la semaine qui suit, et peut-être plus. La transition de l'automne est souvent popularisée comme un gain de 1 heure de sommeil, mais il y a peu de preuves d’un sommeil supplémentaire ce soir-là. L'effet cumulatif des cinq jours des temps précedents la modification de l'automne suggère à nouveau une perte nette de sommeil dans la semaine. La preuve indirecte d'une hausse des taux d'accidents de la circulation, et les changements dans les comportements de santé et réglementaires qui peuvent être liées à des perturbations du sommeil suggèrent que l'ajustement de l'heure d'été n'est ni immédiate ni sans conséquence.

*************

Extrait du Rapport de « Research voor Beleid »

pour la Commission Européenne  Juin 1999

Energie      6.8.2      Drs Bouillon et Ebersbach

La plus importante étude dans ce domaine a été effectuée par le Docteur Bouillon

 **********************

Bouillon

Bouillon déclare que l'énergie économisée grâce à l’heure d'été n'est pas si substantielle que ça, du fait que la proportion d’énergie utilisée pour l'éclairage a diminué au cours des dernières décennies. De 25% en 1960 elle est tombée à 10% en 1983, bien que les quantités absolues aient doublé. On peut aussi supposer que, comme il y a plus d'appareils électriques dans les foyers, cette tendance continue. Puisque l'utilisation d'appareils électriques domestiques ne risque pas d'être influencée par l'heure d'été, et puisque la quantité d’électricité nécessaire à l'éclairage diminue, l'énergie utilisée pour la chauffage devient de plus en plus importante dans cette discussion.

Il faut garder à l'esprit que les effets d'un côté ou de l'autre sont relativement faibles, et en tout cas au-dessous de 1%, le taux le plus élevé d'économie ayant été trouvé dans une étude américaine. Bouillon arrive à la conclusion que 1,8 pour mille de la consommation totale d'électricité a été économisé en 1980 grâce à l'heure d'été. Dans son étude, Bouillon compare les deux années 1979 et 1980, cette dernière étant la première avec l'heure d'été. Bien qu'il n'ait eu que deux ans à comparer, l'étude fut très complexe et ne put donner des réponses qu'à certaines des questions. Par exemple, Bouillon n' a pas seulement enquêté sur la production des producteurs d'énergie, mais aussi sur la consommation d'énergie dans les immeubles et les usines.

Bouillon a trouvé que les effets d'économie dans les heures de soirée en été étaient de 121 kW par foyer, correspondant à deux ampoules de 60 watts allumées une heure. Si nous considérons l'utilisation de l’énergie pour le chauffage, nous trouvons que l'heure d'été signifie une consommation d'énergie plus élevée dans les heures plus froides du matin. Les valeurs les plus élevées dans ce cas de figure se trouvent en avril et mai. Si nous mettons en regard l’économie d’énergie de l'éclairage face à la consommation plus élevée nécessaire au chauffage en 1980, l'effet d'économie n'est que de 0,1 pour mille (ou

234 GWh), que l'on peut considérer comme pratiquement égal à zéro.

Cependant, il faut garder à l'esprit que Bouillon a fait des recherches sur les effets de l'heure d'été en 1980 quand la période soumise à cette heure d'été était plus courte qu'aujourd'hui (elle commença le 6 avril et se termina le 28 septembre). Si nous gardons ceci à l'esprit, on peut aussi conclure qu'une investigation sur les effets de l'heure d'été sur la consommation d'énergie risquerait bien d'être négative aujourd'hui, puisque le mois d'octobre, plus froid, est inclus dans la période actuelle d'heure d'été, ce qui signifie que davantage d’énergie est nécessaire pour le chauffage.

 ***********************

Ebersbach

Dans une autre étude, Ebersbach a essayé d'estimer les effets de l'heure d'été à l'avance. Il est arrivé à la conclusion que, une fois les besoins de chauffage et d'éclairage combinés, l'effet d'économie est faible : seulement 0,8%. Ebersbach a aussi établi que si les gens commençaient à utiliser les soirées plus claires pour des activités qui nécessitent plus d'énergie, comme de courtes virées en voiture, l'effet de l'heure d'été deviendrait négatif. Seulement 140 km de plus par voiture et par an suffiraient à rendre le bilan négatif.

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123siteweb.fr
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

09.09 | 18:30

La Turquie étant une dictature, le peuple subira ! Et nous, qu'allons nous faire ? Mobilisons-nous d'ors et déjà pour conserver l'heure d'hiver en 2017.

...
24.03 | 13:23

Croire (et faire dire) qu'il faudrait rester à l'heure d'été toute l'année! Celle de Brest ou celle d'Ajaccio? Pauvres citoyens chloroformés et malinformés.

...
24.03 | 00:27

petites voix qui crient dans le désert : unissions nous !

...
24.03 | 00:26

https://www.change.org/p/marisol-touraine-boycott-du-changement-d-heure-non-a-l-heure-d-%C3%A9t%C3%A9?recruiter=513580280&utm_source=share_for_starters&utm_medi

...
Vous aimez cette page